Se faire la malle

Se faire la malle

La Team Trafalgar a rencontré David, ce lyonnais de 27 ans, à quelques jours seulement de son mariage. Et vous savez quoi ? Je vous jure, il ne s’est même pas fait la malle! Après tout, rien d’étonnant quand on remarque combien son mental se couple à sa manière de mettre, quoi qu’il en soit,  du coeur à l’ouvrage. Ancien étudiant à l’IDRAC et l’INSSEC de Lyon, David n’a pas tardé à se faire remarquer – non pour sa barbe bien taillée – mais pour son investissement dans chaque relation client. Un poste de commercial qui lui est taillé sur mesure mais qu’il abandonne toutefois au bout de 5 ans, ne se sentant pas à l’aise dans le costume de la grande distribution. Lassé de se sentir évoluer «dans un monde de requins», David fait ses valises sans oublier de retrousser les manches de sa chemise… On raconte que c’est ce jour où il s’est enfin fait la malle qu’il a sorti de ses poches un beau projet entrepreneurial…

En effet, derrière son uniforme, David sait bien qu’il se cache une puissante passion pour la mode. Pas étonnant donc qu’il soit parvenu à conseiller ses clients puisqu’il admet être un vrai “acheteur compulsif” de temps en temps. Liant ces différents constats – “Mes amis me demandent toujours de les accompagner faire du shopping pour les conseiller, je vais finir par demander à être payé !” – “De toute façon, même si j’ai 40 chaussures et 30 pantalons, je n’ai jamais trouvé mon bonheur dans les commerces. Tout le monde s’habille pareil!” – David sort de son armoire l’idée d’une malle personnalisée. Une malle que le client pourrait remplir de pièces de créateurs préalablement dénichées et capable, grâce aux stylistes qui l’ont préparé,  de s’adapter parfaitement à chaque personnalité : “Chez Se faire la malle on aime envoyer au client ce qu’il ne pensait pas acheter! S’il nous dit qu’il aime les chemises bleu, on ne lui en enverra pas une”. Pas d’inquiétude, l’idée n’est pas de se servir de cette expérience client comme un déguisement, mais d’essayer les vêtements rangés dans la malle pendant 7 jours avec la possibilité de les renvoyer. C’est pas MA-NI-FAIQUE ? “Ah bin si, c’est du Kristina en moins brésilien et en moins médiatique” ajoute David en plaisantant.

Après s’être empressé de sortir de la cabine, avec ses propres économies, son concept de malle personnalisée – entreprise crée en Juin 2013, site lancé en 2014 – le fondateur partage avec nous sa définition de l’entrepreneur “ C’est un fonceur ! À qui on apprend pas à foncer !” Alors, quand on lui demande son petit secret pour avancer, David se contente timidement d’ajouter : “Chaque matin je vois ma petite femme qui dort, alors je veux me dépêcher d’aller travailler pour vite la retrouver, ça ça me fait foncer”

Sur son chemin, il s’est pourtant arrêté pour frapper à la porte de Boost in Lyon et reparti décrocher 28 000 euros à la BPI et 25 000 au réseau entreprendre. Aujourd’hui entouré de 15 stylistes et de 44 créateurs sur toute la France, David se plait à imaginer le futur showroom qu’il pourrait installer : “Avec un espace collection, un espace conseil et une équipe opérationnelle”. Si 130 mall..ins se sont déjà fait livrer leur malle, sachez que pour vous, le fondateur a tristement été contraint de réduire son budget shopping. Vous voulez lui en faire livrer ? N’oubliez pas d’y ranger “de belles derbies d’hiver, un jean Blackstone, une chemise Bob Karpenter, et un petit noeud papillon!”

« AVEC SE FAIRE LA MALLE, IMPOSSIBLE DE RESTER BANAL”

Mot d’amour Boostinlyon : « Intégrer BoostinLyon, ça m’a permis de recentrer ma stratégie et de comprendre que l’argent était dans la poche du client. Super rencontre également avec mon mentor Olivier Marx et Pascal Stradella, ils m’ont fait gagner un an. Et puis BoostinLyon c’est aussi un solide réseau : quand tu as besoin, ils sont toujours là! »

CA 2013 : 45 000 euros, CA prévisionnel : 150 000

Marion Derouvroy

Compétences

Posté le

17 novembre 2015